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Tendinopathie à l’épaule: Comment traiter cette condition?

tendinite à l'épaule

Parmi les problématiques physiques les plus limitantes, la tendinopathie à l’épaule se classe en bonne position. En effet, la douleur qu’elle provoque peut nous empêcher de lever le bras, de soulever des charges, de s’appuyer ou encore de lancer. Dans les cas les plus graves, elle peut même se manifester au repos, durant la nuit, et prendre jusqu’à plusieurs semaines pour guérir.

D’un point de vue médical, qu’appelle-t-on exactement une tendinopathie? En quoi se distingue-t-elle de la tendinite? Quels sont ses causes et ses symptômes, et surtout comment la traiter? Voici un portrait global de cette condition .

Causes et symptômes de la tendinopathie à l’épaule

La tendinite à l’épaule est définie comme un état qui peut être traumatique ou insidieux et correspond à une inflammation des tendons de la coiffe des rotateurs lors de la phase aigüe. La tendinopathie apparaît dans un deuxième temps, on assiste à un changement de la structure collagénique des tendons affecté. Le collagène de type 1, que nous retrouvons dans un tendon sain, est graduellement remplacé par un collagène de type 2, moins résistant à la tension et douloureux à la palpation.

De manière globale, la tendinopathie est le résultat d’une sollicitation excessive ou d’un mouvement répété sollicitant les tendons. Avec l’âge, la résistance aux stress mécaniques des tendons diminue et cette pathologie devient plus fréquente et plus longue à guérir.

Cela dit, les jeunes ne sont pas à l’abri, en particulier les sportifs, puisque ceux-ci qui utilisent leurs bras dans le cadre de leur pratique sportive (aviron, basketball, boxe, baseball…). Ils présentent donc des risques élevés de tendinopathie, mais associée à une surutilisation tendineuse causée par une augmentation trop rapide de l’entraînement.

Quand soupçonner la présence d’une tendinopathie ?

Au chapitre des symptômes de la tendinopathie à l’épaule, on retrouve :

  • Une douleur vive à l’épaule, notamment lorsqu’on soulève le bras, qui peut aussi se manifester la nuit ou en position couchée.
  • Des craquements ou des crissements lors des mouvements.
  • Une sensation de chaleur dans certain cas
  • La présence d’une douleur qui est souvent pire en début d’activité et qui a tendance à s’améliorer durant cette dernière pour ensuite ré-augmenter si on persiste avec l’effort.
  • La présence d’une douleur qui persiste longtemps après l’activité.
  • Une difficulté à soulever des charges.
  • Quelle que soit la cause de la tendinopathie, sa durée est très variable, mais plutôt longue dans la majorité des cas. On parle de quelques semaines à plusieurs mois pour retrouver une fonction normale.

Et justement, que faire pour traiter cette condition ?

Traitements pour soulager la tendinopathie de l’épaule

Dans un premier temps, le traitement vise à contrôler la phase inflammatoire, la tendinite. Dès l’apparition de la douleur et si cela est possible, vous devriez suspendre l’activité responsable de votre mal, et vous mettre au repos pour quelques jours. Il est suggéré de continuer de bouger dans les directions non douloureuses afin d’éviter une ankylose de l’épaule.

Pour soulager la douleur, des antalgiques – sous approbation de votre médecin – ont une bonne efficacité, même s’ils ne résolvent pas la cause profonde. Il est fortement recommandé de consulter votre physiothérapeute rapidement dans le processus afin qu’il vous informe sur les activités et positions à éviter et pour qu’il vous enseigne rapidement les exercices appropriés afin de favoriser la guérison des tendons touchés.

Dans un deuxième temps, votre physiothérapeute vous enseignera la progression appropriée des exercices axés sur un retour aux sports ou activités qui vous sont chers. Dans les études actuelles, les exercices ciblés sur le bon tendon sont la meilleure façon de traiter la tendinopathie. Votre physiothérapeute prendra aussi le temps d’évaluer la biomécanique de l’épaule, de votre région cervicale et de votre omoplate afin de maximiser l’harmonie du mouvement de l’ensemble de ces régions qui sont interreliées dans une prise en charge globale de votre condition.

Le diagnostic par imagerie médicale est habituellement établi par échographie ou résonnance magnétique (IRM). Ces examens doivent être prescrits par votre médecin s’il le juge nécessaire à votre condition. Les traitements en physiothérapie sont habituellement commencés avant l’imagerie et si la condition n’évolue pas favorablement, les examens peuvent aider à mieux orienter les traitements.

Si vous avez reçu un diagnostic de tendinite ou de tendinopathie à l’épaule ou souhaitez adopter de bonnes habitudes de mouvement pour l’éviter, contactez les physiothérapeutes de Physio Élite. Ils vous apprendront comment solliciter vos articulations dans le respect de vos capacités physiques et de vos besoins quotidiens.


Sources :
Passeport Santé. Les troubles musculosquelettiques de l’épaule (tendinite). 2022.
Améliore ta santé. Tendinite à l’épaule : symptômes, causes et traitement. 2023.
Le Journal des femmes. Tendinite de l’épaule : durée, traitement, exercice, que faire? 2022.

Douleur au bas du dos: Causes et traitement de la lombalgie

douleur au bas du dos

« Mal du siècle » : avez-vous déjà entendu cette expression? Probablement, car nous sommes nombreux à nous plaindre de douleurs au dos. Selon Statistique Canada, les maux de dos comptent parmi les problèmes de santé chroniques les plus fréquents au Canada. Quatre adultes sur cinq seront victimes d’au moins une crise à un moment donné de leur vie. (ref. 3)

Quelles sont les causes de cette pathologie si répandue et surtout, est-il possible de l’éviter? Prenez le temps d’en apprendre plus sur la lombalgie et sur les traitements disponibles pour la soulager.

Lombalgie: les causes de la douleur au bas du dos

La lombalgie se manifeste par une douleur intense et soudaine au niveau des lombaires. On distingue habituellement trois types de lombalgie, selon leur durée :

  • La forme aiguë, caractérisée par une douleur qui peut durer jusqu’à 4 semaines. (ref. 4)
  • La forme subaiguë, se situe entre la phase aiguë et chronique.
  • La forme chronique, caractérisée par une douleur qui dure depuis plus de 3 mois.

On parle également de lombalgie commune lorsqu’elle n’est pas liée à une maladie et ne présente pas de gravité notable, ou de lombalgie symptomatique lorsqu’au contraire, une problématique du genre infection, malformation, tumeur, fracture… en est à l’origine et entraîne des complications.

Pour les lombalgies communes, les facteurs suivants sont à montrer du doigt :

  • Blessure au niveau des muscles ou des ligaments.
  • Hernie discale.
  • Grossesse, règles douloureuses ou endométriose.
  • Glissement des vertèbres lombaires.
  • Arthrite, arthrose ou ostéoporose.

Pour les lombalgies symptomatiques, on surveillera ces maladies comme cause possible :

  • Scoliose.
  • Spondylarthrite ankylosante.
  • Fracture d’une vertèbre.
  • Infection localisée à la colonne vertébrale.
  • Tumeur vertébrale.

D’autres éléments sont également à surveiller, comme le niveau d’activité physique, la position au travail, le soulèvement de charges dans une mauvaise posture ou le surpoids.

Mal de dos: comment le soulager?

Pour soulager un mal de dos, il faut en premier lieu vous reposer, surtout en phase de douleur aiguë.

  • Pendant 48h, évitez les mouvements brusques, couchez-vous sur le côté, genoux repliés, un oreiller sous la tête et un autre entre les genoux, ou sur le dos, avec un ou plusieurs oreillers sous les genoux et une serviette roulée dans le bas du dos. Il est recommandé de changer souvent de position et d’alterner entre les positions assise, couchée et debout. Prenez de courte marche de l’ordre de quelques minutes selon votre tolérance afin d’activer la circulation sanguine de la région lombaire. Évitez la position assise jambes allongées comme sur une chaise longue, il est préférable de s’asseoir sur une chaise droite avec les pieds au sol. À la suite de cette diminution d’activité, reprenez vos activités dès que possible, afin que votre lombalgie ne devienne pas chronique.
  • Vous pourriez aussi prendre des médicaments, comme des relaxants musculaires, des anti-inflammatoires ou des analgésiques. N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou pharmacien pour faire le choix le plus approprié.
  • Le port d’une ceinture lombaire pourrait être requis dans certains cas pour effectuer des activités plus soutenues.
  • Une chirurgie pourrait-être envisagée selon la recommandation d’un spécialiste.

Avant d’en arriver à cette étape, de petits changements à vos habitudes de vie peuvent avoir de grandes incidences sur votre mal de dos :

  • Le maintien d’un poids santé.
  • La pratique d’une activité sportive, notamment de la natation, de la marche ou du yoga.
  • Les temps d’échauffement avant les efforts et certains étirements spécifiques après l’exercice.
  • L’adoption d’une bonne posture pour le travail et pour soulever des charges lourdes.
  • L’adoption d’une hygiène posturale adéquate à la maison.
  • L’utilisation de sacs à dos, afin d’équilibrer le poids sur les deux épaules.
  • Une diminution des situations de stress autant que possible.

Les traitements et les exercices de physiothérapie sont un bon moyen de prévenir ou de soulager la lombalgie.

Si vous souffrez actuellement du dos ou si vous voulez prévenir plutôt que guérir, contactez les physiothérapeutes de Physio Élite. Ils vous apprendront à prendre soin de votre corps et à profiter de votre vie sans inconfort.

Sources :
Santé Magazine. Pourquoi ai-je mal dans le bas du dos? 2022.
Noovo Moi. Lombalgie. 2021.
Omron. Mal au bas du dos : causes, traitements et prévention. 2022.
Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec. Ne tournez pas le dos à vos maux de dos. (réf. 3)
Passeport santé. La lombalgie. 2022. (réf. 4)

Entorse de la cheville: Symptômes, traitement et exercices à faire

entorse à la cheville

Rater une marche, descendre un trottoir de manière abrupte, mal positionner son pied… les causes de l’entorse de la cheville sont multiples et variées. Et lorsque l’on sait que les entorses et foulures sont les blessures les plus fréquentes au Canada (51 %), il est facile de comprendre que nous sommes tous un jour susceptibles d’en être victimes.

Alors autant se préparer à identifier ses symptômes et à poser les bons gestes pour la traiter!

Entorse de la cheville: causes et symptômes

L’entorse résulte d’une torsion du pied, qui peut se produire vers l’intérieur (entorse latérale) ou vers l’extérieur (éversion). Ce faux mouvement brutal entraîne l’étirement d’un ou de plusieurs ligaments de la cheville. Selon l’état de ces derniers, trois stades de gravité peuvent être distingués : étirement (entorse légère), déchirure partielle (entorse modérée) ou déchirure complète des ligaments (entorse sévère). Certains facteurs peuvent augmenter la probabilité de souffrir d’une entorse, comme le sport, la marche sur terrain accidenté, des chaussures instables…

Comment reconnaître une entorse ?

  • La douleur: Vive et intense, elle est ressentie plus souvent sur la face externe de la cheville, mais peut également toucher la face interne et même le dessus du pied, que ce soit au repos, en bougeant la cheville ou en la palpant.
  • Un hématome ou une ecchymose peut apparaître, signe qu’un ou des ligaments ont été blessés.
  • La chaleur: la cheville peut effectivement devenir chaude, traduisant ainsi une inflammation.
  • Des problèmes pour marcher: boiterie, perte de mobilité, difficultés à mettre son pied au sol, à appuyer son poids du corps dessus…

Comment la soigner et la prévenir?

Si vous présentez tous les symptômes de l’entorse, que pouvez-vous faire pour vous soulager ?

  • Reposez-vous et élevez votre cheville, que vous soyez couché ou assis.
  • Appliquez de la glace par petites périodes de 10-15 minutes, pour diminuer la douleur et l’œdème (48 à 72 h).
  • Effectuez un bandage élastique (48 h maximum) afin de limiter l’enflure et les mouvements. Attention à ne pas trop le serrer, pour ne pas entraver la circulation sanguine.
  • Reprenez graduellement vos activités (entre 48 et 72 h), selon votre tolérance.
  • Si les symptômes persistent ou s’aggravent au-delà de cette période, consultez immédiatement un professionnel de la santé, notamment un physiothérapeute.
  • Lorsque la cheville est très enflée et que vous présentez une ecchymose importante et que vous avec peine à faire 4 pas sans aide pour vous supporter, il serait indiqué de passer une radiographie afin d’éliminer un risque de fracture qui devrait être immobilisée.

Certaines précautions et habitudes existent pour prévenir les entorses.

  • Gardez une alimentation équilibrée ;
  • Pratiquez des activités physiques régulièrement ;
  • Pratiquez régulièrement des exercices d’équilibre sur une jambe ;
  • Assurez-vous de bien soigner vos entorses précédentes.

En ce qui concerne les exercices post-entorse, en voici cinq parmi les plus faciles à intégrer à votre routine:

  • Flexion et extension du pied : assis sur une chaise, ramenez votre pied vers vous puis allongez-le le plus loin possible et maintenez la position quelques secondes en demeurant dans une amplitude avec très peu de douleur. À réaliser 20 fois, 3 à 5 fois par jour
  • Mouvements circulaires du pied, 10 dans un sens, 10 dans l’autre, toujours sur une chaise.
  • Étirement de la cheville : les jambes tendues au sol, tirez votre pied vers votre visage à l’aide d’une serviette ou d’un élastique, étirer votre tendon d’Achille, 3 x 30 secondes.
  • Lorsque vous pouvez marcher assez aisément, montez sur la pointe des pieds. Tenez quelques secondes et redescendez. Pour 3 séries de 10 à 15 répétitions.
  • Squats. Partez de la position debout, contractez vos abdominaux, poussez les hanches derrière et fléchissez les genoux pour descendre jusqu’à ce que les cuisses soient parallèles au sol. Vos genoux ne doivent pas dépasser vos orteils et doivent être alignés avec le bout de vos pieds. Pour 3 séries de 10 répétitions.

Vous avez besoin d’autres exercices, vous subissez des entorses de manière chronique ou vous voulez simplement vérifier la santé de vos chevilles? Les professionnels de Physio Élite peuvent vous aider à retrouver vos pleines capacités physiques après une blessure ou à améliorer vos activités quotidiennes, en respectant mieux vos muscles et vos articulations.

LA PHYSIO-ONCOLOGIE

physio-oncologie

Auteur : Ariane Pomerleau, pht m.sc

Plusieurs nous questionnent sur le lien entre la physiothérapie et l’oncologie. Voici un résumé qui témoigne de l’importance qu’a gagné l’approche de la physio-oncologie auprès de gens atteints de cancer. Les statistiques le démontrent, le taux de survie en lien avec les maladies reliées au cancer est en croissance. De ce fait, de plus en plus de patients sont amenés à reprendre leur quotidien après les traitements, mais avec des contraintes musculaires et articulaires. La physio-oncologie s’avère être une alliée précieuse pour aider les patients à reprendre leurs activités.

Ariane Pomerleau est physiothérapeute depuis 2012 et elle connait bien tous les défis des patients atteints d’un cancer ou en rémission. Les problèmes résultant des différentes interventions effectuées en oncologie telles que la radiothérapie, la chirurgie ou encore la chimiothérapie sont les suivants :

Le lymphœdème (enflure d’un membre en lien avec une mauvaise circulation)
Les adhérences cicatricielles qui causent une limitation du mouvement
La douleur
La fatigue
Les raideurs musculaires et articulaires
La perte de la masse musculaire due au manque de mobilité du patient
Les mauvaises postures et la crainte de bouger
La perte d’autonomie
Les pertes d’équilibre.
Le lien entre la physiothérapie et l’oncologie réside donc dans la pertinence des manipulations du physiothérapeute auprès de patients atteints de cancer autant avant, pendant et après les traitements.

AVANT LE TRAITEMENT
Selon le traitement choisi, il faut parfois préparer le corps à obtenir une amplitude articulaire suffisante pour faciliter les interventions médicales. À titre d’exemple, à la suite d’un cancer du sein, la radiothérapie doit s’effectuer en plaçant le bras en élévation et cette position devra être maintenue quelques instants. Il est donc important d’avoir l’amplitude nécessaire, afin de permettre au patient de recevoir les traitements. La physio-oncologie intervient donc de façon efficace dans ce type de cas.

PENDANT LE TRAITEMENT
En fonction de la condition du patient, le physiothérapeute peut aider à soulager la douleur et aide à prévenir certaines blessures.

APRÈS LE TRAITEMENT
En prévision d’un retour au travail ou encore au sport, le physiothérapeute, à l’aide de la thérapie manuelle et des exercices, permet au corps de récupérer ses fonctions antérieures.

NOS INTERVENTIONS EN PHYSIO-ONCOLOGIE
Soulager et traiter
Les sources de douleurs en lien avec la maladie du cancer et les traitements sont multiples. Il faut donc bien définir l’origine de celles-ci et voir si elles relèvent du système musculo-squelettique. Différentes modalités de traitement comme les techniques de thérapie manuelle, la thérapie myofasciale ou encore des techniques de massage sont utilisées de façon sécuritaire et elles sont adaptées à chacun. De plus, il est important d’enseigner un programme d’exercices pour favoriser la récupération à long terme dans un cadre de physio-oncologie.

Éduquer
Il est important d’informer et de sensibiliser le patient, afin qu’il soit capable de mettre en place des stratégies qui lui permettront de maintenir son autonomie et de gérer sa douleur. La compréhension des problèmes et de leurs origines est très importante pour permettre au patient d’être proactif et d’adopter les bons comportements.

La prise en charge d’un patient atteint de cancer en physiothérapie se doit d’être globale et sécuritaire pour atteindre les objectifs qui lui tiennent à cœur. Ensemble, avec le physiothérapeute, ils forment une équipe pour bien traverser cette période difficile et ensuite la mettre derrière lui.

LA RÉGION DU THORAX (MILIEU DU DOS)

région du thorax milieu du dos

Auteur : Charlotte Levasseur Paquin, pht, M.Sc.

La région du thorax (milieu du dos)

Saviez-vous que la position assise prolongée peut provoquer des douleurs au dos, au cou et aux épaules? En effet, certaines habitude de travail au bureau et à l’ordinateur peuvent amener la partie supérieure de notre dos, le thorax, à se blesser. Une posture immobile ou un dos arrondi peuvent entraîner de la fatigue, des tensions musculaires, des problèmes de mobilité articulaire et de la douleur.

Une bonne façon de préserver la santé de notre dos est d’entretenir le mouvement des articulations du thorax. Si le télé-travail ou le retour à votre emploi de bureau vous obligent à demeurer dans une même position pour plusieurs heures, voici quelques trucs pour bien vous adapter au défi des positions prolongées:

• Prendre des pauses courtes et régulières (par exemple 5 minutes/heure) pour changer de position, marcher ou s’étirer.
• Varier les positions de travail et les surfaces: assis sur une chaise, assis sur ballon suisse ou debout quand il est possible d’adapter la hauteur de votre poste de travail
• Adapter l’ergonomie du poste de travail (hauteur de chaise et d’écran, appui pour les bras, etc.). La CNESST a d’ailleurs produit une super infographie à ce sujet: https://www.cnesst.gouv.qc.ca/Publications/500/Documents/DC_500_114_web1.pdf
• Bouger! Une courte routine d’exercices et de contre-postures peut faire toute une différence quand on demande à notre corps de maintenir une même position pendant des heures. Sport, yoga, pilates, étirements: les solutions sont nombreuses.

Nous vous souhaitons de rester productif tout en prévenant les blessures.

Charlotte Levasseur Paquin, M.Sc. Physiothérapeute

QUANTIFICATION DU STRESS MÉCANIQUE

stress mécanique

Auteur : Brian Miguel-Fernandes, pht m.sc

La quantification du stress mécanique est un élément clé dans le processus de récupération suite à une blessure. Ce principe est primordial dans les blessures de surutilisation telles que les tendinites.

Qu’est-ce que le stress mécanique?
Il s’agit d’une contrainte physique transmise à une structure corporelle. En d’autres mots, le corps subit une force extérieure qui crée un stress sur les articulations, muscles, tendons, …
Le corps a une capacité exceptionnelle d’adaptation au stress. Il réussit à s’adapter aux exigences du quotidien. Par contre, il faut lui laisser le temps de gagner cette endurance, d’où l’importance d’augmenter le volume d’entraînement / intensité de l’activité de façon graduelle et contrôlée. Le corps s’adapte en autant que le stress imposé n’est pas supérieur à sa capacité d’adaptation. Il faut donc éviter la surcharge dans le but de prévenir les blessures de surutilisation. Le concept de la quantification du stress mécanique prend alors tout son sens.
La reprise d’une activité doit être faite de façon graduelle afin d’éviter de se blesser. Le corps n’est plus habitué à faire un même mouvement répétitif ou avec la même intensité. Les structures corporelles comme les muscles et leurs tendons n’ont plus la même endurance et sont plus sujets à s’irriter, d’où l’importance d’être graduel dans la progression des activités.
Ceci s’applique autant à une activité sportive (course à pied, vélo, tennis), qu’à une tâche à la maison ou au travail (ménage de printemps, entretien du terrain, clouer/visser).

Progression des activités :
Plusieurs facteurs sont à considérer dans la progression de vos activités : volume, intensité, poids, répétitions, vitesse, dénivelé.
L’un des plus importants est le volume d’entraînement qui représente la quantité totale de l’effort réalisé, soit par séance ou par semaine. Il comprend le nombre de séries, de répétitions et la fréquence (par jour ou semaine). Il est un bon indicatif du stress soumis au corps.

Il est recommandé de consulté un professionnel de la santé ou en entraînement (physiothérapeute, kinésiologue, entraîneur sportif) lors de la reprise d’une activité sportive après blessure ou afin d’éviter une nouvelle problématique.

OSTEOPOROSIS

ostéoporose

Auteur : Brian Miguel-Fernandes, pht m.sc

Qu’est-ce que l’ostéoporose?

L’ostéoporose est un problème de santé affectant la solidité structurelle des os. Cette problématique entraîne une diminution de l’absorption du calcium, ce qui cause une atrophie et une raréfaction des zones périphériques osseuses. C’est-à-dire un amincissement de la couche osseuse externe. Il en résulte des microfractures (fissurations) de l’os. Cette diminution de la solidité des os augmente ainsi le risque de fractures lors de traumas importants tels que des chutes.

L’ostéoporose est fréquemment rencontrée chez les femmes post-ménopausées, en raison du déficit en estrogène qui induit une augmentation de la résorption osseuse. En d’autres termes, le rythme de perte osseuse est augmenté après la ménopause, ce qui diminue la masse osseuse corporelle. À titre de comparaison, le rythme moyen de perte osseuse qui se situe autour de 0,3% par an augmente autour de 2 à 3% par an pendant la ménopause (1).

Plusieurs facteurs peuvent contribuer au développement de l’ostéoporose et en accentuer les effets. L’ostéoporose se développe si le pic de masse osseuse n’est pas optimal à la mi-quarantaine, si la résorption osseuse est excessive et cause une perte de la masse osseuse et des dommages structurels importants ou encore si la formation osseuse est insuffisante.

Il est cependant possible de prévenir l’ostéoporose, ou du moins de ralentir sa progression. Pour cela, une bonne hygiène de vie avec une alimentation saine et de l’activité physique est primordiale. Le but est de maximiser le pic de masse osseuse, afin d’en avoir une réserve suffisante.

Parmi les facteurs de risque modifiables, on note (2) :

Indice de masse corporelle faible ou élevé
Tabagisme
Alcoolisme (plus de 3 verres/jour)
Faible apport en calcium
Carence en vitamine D
Faible activité physique
L’activité physique est très importante pour prévenir l’ostéoporose. Elle aide à former les os et à les maintenir en santé. Elle améliore la force musculaire, la posture, l’équilibre et la coordination, et elle réduit l’incidence de chute et de fracture. De plus, elle procure une sensation de bien-être tout en améliorant la qualité de vie en général.

L’activité physique permet également un remodelage de l’os selon le stress mécanique appliqué. Lorsque l’os est soumis à une force, le corps réagit en augmentant le dépôt de calcium aux sites plus à risque. Il est donc possible de stimuler le dépôt de calcium sur les sites vulnérables en ciblant des activités de mise en charge et ainsi réduire les risques d’ostéoporose. De ce fait, les études suggèrent des activités en mise en charge, mais avec des impacts faibles à modérés selon la sévérité de l’atteinte. Des activités telles que la marche et le Tai-Chi en sont de bons exemples.

L’exercice a également des effets positifs sur l’état hormonal. Il entraîne une augmentation de la libération d’œstrogènes, ce qui permet une meilleure absorption du calcium.

Soyez actifs et éloignez les risques de souffrir d’ostéoporose!

Références :

LeMessurier, J., et al.
Lindsay, R. and F. Cosman
http://www.osteoporosecanada.ca/

TENDINOPATHIE ACHILLÉENNE (TENDINITE DU TENDON D’ACHILLE)

tendinite du tendon d'achille / tendinopathie

Auteur : Audrey-Amélie Perron, B. Sc., pht

Tendinopathie achilléenne (tendinite du tendon d’Achille)

Le terme « tendinopathie » réfère à une atteinte tendineuse qui peut se présenter avec ou sans inflammation. Dans le cas d’une tendinopathie du tendon d’Achille, la douleur est ressentie à l’arrière de la cheville. Les problèmes au tendon d’Achille sont souvent associés à une surutilisation de ce dernier. Les mouvements répétitifs (course, sauts…); les erreurs d’entraînement, comme l’augmentation trop rapide de la vitesse ou de la distance; une mauvaise chaussure ou la pratique d’activités inhabituelles peuvent amener ce type de blessure.

Le tendon peut aussi être blessé par un traumatisme direct ou à la suite d’un mouvement explosif. Une douleur est alors ressentie en postérieur de la cheville, au talon ou aux deux endroits. En phase aiguë, nous pouvons observer un gonflement et une chaleur au tendon d’Achille. De plus, une tendinopathie dégénérative ou chronique amène souvent un épaississement du tendon. Lors d’une tendinopathie, les premiers pas le matin sont souvent difficiles, car une douleur ou une raideur importante sont ressenties en raison d’un stress intense sur le tendon. Une rupture complète du tendon peut également être envisagée en cas d’apparition brutale de la douleur, souvent associée à un bruit. L’évaluation en physiothérapie permet d’exclure cette hypothèse.

À l’évaluation, le physiothérapeute est en mesure de déceler la cause de la blessure (sports, travail, technique de course…) ou encore des problèmes reliés à la région lombaire ou aux membres inférieurs (manque de souplesse ou de force). Une évaluation plus approfondie du patron de course est souvent nécessaire afin de déterminer si la technique de course doit être ajustée. Lors de la phase inflammatoire, il faut prendre du repos et appliquer de la glace. Par la suite, des exercices d’étirement et de renforcement progressif sont ajoutés. Ils sont essentiels à la guérison.

Dans le cadre du traitement, le physiothérapeute s’assure de corriger la biomécanique inadéquate des membres inférieurs. La thérapie manuelle est souvent un atout permettant d’accélérer la vitesse de récupération. Votre physiothérapeute peut également vous guider concernant le retour aux sports et aux activités au moment opportun. Le stress mécanique appliqué sur le tendon blessé doit absolument être progressif afin d’assurer la guérison complète du tendon d’Achille.

Référence : Pathologie médicale de l’appareil locomoteur 2e édition.

COURSE À PIED : TECHNIQUE ET ÉQUIPEMENT (PARTIE 1)

course à pied: technique et équipement

La course à pied est une activité physique en plein essor avec de nouveaux adeptes chaque année. Accessible et demandant peu d’équipement, elle s’intègre aisément dans un quotidien souvent chargé. Se réserver 20-30 minutes dans la semaine pour bouger et se changer les idées est facile. Et nul besoin de partenaire ou de local. De plus, il est reconnu que la course à pied est bénéfique pour la santé, avec un impact positif sur le système cardiovasculaire, et qu’elle favorise un esprit sain dans un corps sain.

Toutefois, avant que vous adoptiez cette discipline ou commenciez votre saison de course à pied, voici certaines informations intéressantes. Et quelques conseils fort utiles!

Technique de course à pied :

Existe-t-il une technique de course à pied idéale? En fait, il existe deux principes fondamentaux sur lesquels votre technique devrait reposer :

1- Réduction de la force d’impact au sol;
2- Contrôle et stabilité du quadrant inférieur.

Ce que les experts en course à pied et la littérature suggèrent : Nouveautés dans la prévention des blessures en course à pied : l’expertise en prévention des blessures en course à pied (1).

Cadence : 170-190 pas/min

Favoriserait une attaque mi-pied/avant-pied
Diminue la force d’impact à la réception
Moins d’accélération/décélération à chaque pas

Déplacement vertical : le moins possible

Diminue les forces d’impact à la réception
Diminue l’énergie dépensée pour la poussée verticale

Angle antérieur : légère inclinaison antérieure

Avance le centre de masse et permet un point de réception plus en dessous du pied
Favorise une attaque mi-pied/avant-pied

Chaussure :

Lorsque vient le moment de changer ses souliers de course, il est parfois difficile de faire son choix devant la gamme étendue de produits offerts sur le marché.

La tendance des dernières années, approuvée par la littérature, est la chaussure minimaliste. Qu’est-ce qu’une chaussure minimaliste? Minimaliste signifie une chaussure avec le moins d’interfaces possible entre le pied et le sol. Les différentes chaussures ont été cotées selon l’indice minimaliste proposé par l’étude « A consensus definition and rating scale for minimalist shoes » (2), avec cinq critères :

1- Poids: Plus la chaussure est légère, plus sa cote est élevée;
2- Épaisseur du talon (stack): Plus le talon est mince, plus la cote est élevée;
3- Dénivelé (drop): Plus le soulier est plat, plus la cote est élevée;
4- Technologies de stabilité et de contrôle de mouvement: Moins il y a de technologies de stabilité et de contrôle de mouvement, plus la cote est élevée;
5- Flexibilité:
a- Longitudinale : Plus la chaussure est souple longitudinalement, plus la cote est élevée;
b- Torsionnelle : Plus la chaussure est souple en torsion, plus la cote est élevée.

Attention! Il faut opérer une transition graduelle vers une chaussure minimaliste, car un transfert vers le minimaliste augmente l’incidence de blessure si la transition est trop rapide (3).

Ce qui est recommandé : 1 min de plus par sortie avec la chaussure minimaliste et le reste avec la chaussure traditionnelle; si intervalles, il est préférable de courir à l’intensité la plus élevée (R2) avec la chaussure traditionnelle et de faire le jogging (R1) avec la chaussure minimaliste (1).

Fixez-vous des objectifs réalistes tout en vous donnant de petits défis et faites progresser vos sorties graduellement. Bonne course!

Références :

1- Livre : La clinique du coureur. (2017). Nouveautés dans la prévention des blessures en course à pied : l’expertise en prévention des blessures en course à pied.
2- Article : Esculier, J.-F. et al. (2015). « A consensus definition and rating scale for minimalist shoes». Journal of Foot and Ankle Research. 8(42).
3- Article : Cauthon, D. J. et al. (2013). « Minimalist shoe injuries : Three case reports». The Foot. 23(2-3), 100-103.

SCIATALGIE

sciatalgie

Les symptômes

Qu’elles apparaissent insidieusement sur une longue période ou de manière brutale après le soulèvement d’une lourde charge, les douleurs lombaires avec irradiations au niveau de la fesse, la cuisse, la jambe et même le pied – les symptômes de la sciatalgie – sont fréquentes. En plus de la douleur; les gens peuvent ressentir des engourdissements, des picotements, des fourmillements, une impression de brûlure, des élancements, etc.

Il est important de savoir qu’en cas de sciatalgie, des douleurs dans la jambe peuvent être présentes malgré une absence de douleur au dos. La majeure partie du problème à l’origine des douleurs provient néanmoins le plus souvent de la région lombaire et, secondairement, du membre inférieur.

Le nerf sciatique
Ces symptômes sont dus à une irritation du nerf sciatique, d’où le nom sciatalgie. Le nerf sciatique prend naissance dans les racines L4 à S3. Il descend dans la fesse pour passer à travers le grand foramen ischiatique au niveau du bassin et entre le muscle piriforme (ou pyramidal) et le muscle obturateur interne. Il poursuit sa trajectoire sur la face arrière de la cuisse et est recouvert par le long chef du biceps fémoral de l’ischio-jambier et le fascia, qui le relie aussi au semi-membraneux de l’ischio-jambier. Arrivé au creux poplité derrière le genou, il se divise en nerfs fibulaire et tibial. Plusieurs petites ramifications s’y rattachent, tout comme les racines d’un arbre. Le nerf sciatique est le plus important du corps en volume et en longueur. C’est sans doute pourquoi il est si connu!

Les causes
La prévalence de la sciatalgie varie selon l’origine du problème. Lorsque la sciatalgie est d’origine radiculaire, le problème lombaire irrite une racine nerveuse à proximité et peut produire des symptômes n’importe où sur le trajet du nerf, c’est-à-dire du bas du dos au pied. Par contre, lorsque la sciatalgie est d’origine segmentaire, le problème lombaire irrite un segment de la moelle épinière et cause des symptômes sur une région de la peau associée à ce segment (on parle alors de dermatome) et/ou au niveau musculaire, se présentant surtout sous forme de faiblesse (on parle alors de myotôme).

Les causes les plus connues de la sciatalgie sont la hernie ou le bombement discal, mais il peut aussi s’agir de l’irritation d’une articulation lombaire due à une raideur ou à une instabilité. On parle alors d’irritation radiculaire du nerf sciatique. La présence d’adhérences ou d’interfaces autour du nerf sciatique peut causer une irritation et diminuer sa mobilité – les nerfs sont très sensibles à l’étirement et à la compression. Des adhérences autour du nerf accompagnées d’une tension musculaire inappropriée sur son trajet peuvent limiter son glissement et favoriser son étirement, puis éventuellement l’irriter et ainsi provoquer des symptômes.

Ceux-ci peuvent différer d’un individu à l’autre selon que l’irritation du nerf sciatique est due à une compression et/ou une diminution de mobilité de nerfs secondaire à des interfaces sur son trajet. Les symptômes varient aussi selon l’endroit de la compression et/ou des interfaces. Donc, les symptômes de la sciatalgie peuvent varier en fonction de sa ou ses causes. Des douleurs dans la fesse peuvent aussi provenir d’un problème coxo-fémoral ou sacro-iliaque.

Le traitement
En phase aigüe de sciatalgie, il est important de limiter les mouvements et les postures qui augmentent les symptômes, mais tout de même essayer de continuer à rester en mouvement selon vos symptômes. Une évaluation par un physiothérapeute permettra de mettre en lumière les causes du problème et d’agir en conséquence. Le physiothérapeute vous expliquera votre problème, utilisera les techniques de thérapie manuelle nécessaires à votre guérison et vous donnera des exercices adaptés à votre état ainsi que des conseils à appliquer dans votre quotidien.

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