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Physiothérapie et grossesse : mieux bouger pour réduire les douleurs et inconforts

physiothérapie et grossesse

L’activité physique est bénéfique pour la population en général, mais aussi pour la femme enceinte. En effet, il est prouvé scientifiquement que l’activité physique réduit les risques en lien avec la grossesse, par exemple : le diabète gestationnel, l’hypertension, la prééclampsie, la dépression pendant la grossesse et le risque d’avoir un bébé de poids élevé. De plus, l’activité physique n’a pas d’effets négatifs sur la grossesse, autant pour la mère que pour le fœtus dans le cas d’une grossesse d’évolution normale. Si vous avez une grossesse à risque, demandez l’avis de votre médecin avant d’entreprendre un programme d’exercices.

Selon la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, il est recommandé : 

  • De bouger tout au long de la grossesse et de viser 150 minutes d’activités physiques par semaine, réparties sur au moins trois journées. Bouger chaque jour est encore mieux. 
  • De faire une combinaison d’activités cardiovasculaires (natation, vélo stationnaire, marche dynamique, course), de renforcement musculaire et d’exercices de mobilité (étirements, yoga). 
  • D’intégrer des exercices du plancher pelvien dans sa pratique de mouvement. 
  • D’éviter les activités avec un risque de chute, par exemple l’équitation et le ski alpin. 
  • De poursuivre les activités pratiquées avant la grossesse, à moins d’un avis médical contraire. 
  • Les femmes inactives avant la grossesse peuvent débuter progressivement des activités physiques pour atteindre les recommandations indiquées ci-dessus. 

Tout au long de la grossesse le corps s’adapte et subit de multiples changements au niveau physiologiques, musculosquelettique, de la posture, etc. Ces changements affectent la fonction musculaire et l’équilibre de plusieurs régions du corps, notamment l’abdomen, le dos, le bassin et les hanches. La douleur dans ces régions est couramment associée à des maux normaux attribuables à la grossesse. Sachez toutefois que dans ce contexte, la douleur peut refléter la difficulté du corps à s’adapter adéquatement. Cela peut être causé par une quantification du stress mécanique inadéquate sur le corps. Durant cette période, il est primordial d’adapter sa pratique d’activité physique afin de maximiser les effets bénéfiques et de minimiser les douleurs.

Votre physiothérapeute en rééducation périnéale et pelvienne peut vous guider pour débuter, poursuivre ou progresser vos activités physiques durant votre grossesse afin que la quantification du stress mécanique soit adaptée à votre condition spécifique. 

La périostite tibiale

périostite tibiale

La périostite tibiale, aussi appelée shin splints, est une blessure fréquente chez les personnes actives, en particulier celles qui augmentent trop rapidement leur niveau d’activité physique. Bien qu’elle touche surtout les coureurs, elle peut apparaître chez les marcheurs, danseurs, militaires ou toute personne soumise à une surcharge mécanique. Comprendre cette blessure et les solutions offertes par la physiothérapie permet de favoriser une guérison durable et d’éviter les récidives.

  1. Qu’est-ce que la périostite ?

La périostite est une inflammation du périoste, la membrane qui recouvre l’os. Elle touche principalement le tibia, situé à l’avant de la jambe. Comme le périoste est riche en nerfs et en vaisseaux sanguins, la douleur peut être vive et persistante. Cette inflammation survient généralement à cause d’un stress mécanique répété, souvent lié à des impacts ou à une surcharge musculaire. Les coureurs sont particulièrement à risque, mais toute personne augmentant trop rapidement son volume d’activité peut en souffrir.

  1. Pourquoi survient-elle ?

La périostite est une blessure de surcharge, c’est-à-dire qu’elle apparaît lorsque les tissus reçoivent plus de stress qu’ils ne peuvent en tolérer. Plusieurs facteurs peuvent y contribuer :

  • Augmentation trop rapide de l’entraînement : courir plus souvent, augmenter brusquement la distance ou l’intensité, ajouter du dénivelé trop tôt.
  • Biomécanique défavorable : pieds plats ou hyperpronation, faiblesse des muscles stabilisateurs, raideur des mollets, technique de course inefficace.
  • Chaussures inadéquates : usées, mal adaptées ou ne correspondant pas au type de pied.
  • Fatigue musculaire : des muscles fatigués absorbent moins bien les chocs, ce qui surcharge le périoste.

Ces facteurs, isolés ou combinés, créent une tension excessive sur le tibia, menant à l’inflammation.

  1. Symptômes de la périostite

Les symptômes typiques incluent :

  • une douleur diffuse le long du tibia, souvent sur la partie interne ;
  • une douleur qui apparaît au début de l’activité, diminue parfois en cours d’exercice, puis revient plus intensément après ;
  • une sensation de brûlure ou de tiraillement ;
  • une douleur à la palpation du tibia.

Une douleur très localisée et intense peut indiquer une fracture de stress, complication possible d’une périostite non traitée. Dans ce cas, une consultation rapide est essentielle.

  1. Diagnostic

Le diagnostic est principalement clinique. Le physiothérapeute évalue la localisation de la douleur, analyse la démarche ou la technique de course, teste la force et la souplesse des muscles de la jambe et identifie les facteurs de risque. L’imagerie est rarement nécessaire, sauf en cas de suspicion de fracture de stress.

  1. Traitement en physiothérapie

La physiothérapie est l’un des traitements les plus efficaces pour soulager la périostite et prévenir les récidives. Le traitement vise à réduire l’inflammation, corriger les facteurs de risque et renforcer les structures impliquées.

a) Réduction temporaire de l’activité

La première étape consiste à diminuer la charge sur le tibia : réduire l’intensité ou la durée, éviter les surfaces dures, remplacer temporairement la course par des activités à faible impact comme le vélo ou la natation.

b) Thérapies manuelles

Le physiothérapeute peut utiliser différentes techniques pour diminuer la douleur et améliorer la mobilité : massage des mollets et du tibial postérieur, relâchement myofascial, aiguilles sèches, mobilisation du pied et de la cheville.

c) Renforcement musculaire

Le renforcement est essentiel pour stabiliser la jambe et absorber les impacts. Les exercices ciblent le tibial postérieur, les mollets, les muscles du pied ainsi que la stabilité et la proprioception.

d) Correction de la biomécanique

L’analyse de la démarche ou de la technique de course permet d’identifier les mouvements qui augmentent la charge sur le tibia. Le physiothérapeute propose ensuite des ajustements techniques, des exercices correctifs ou des recommandations sur les chaussures.

e) Taping et orthèses

Le taping peut réduire la douleur en soutenant le tibia. Des chaussures adaptées ou des orthèses plantaires peuvent également aider à corriger une pronation excessive ou à mieux répartir les charges.

f) Retour progressif à l’activité

Une fois la douleur contrôlée, le physiothérapeute guide un retour graduel à l’activité : augmentation progressive du volume, intervalles marche-course, conseils pour éviter les récidives.

  1. Prévention

Pour réduire les risques de périostite : augmenter l’entraînement progressivement, varier les surfaces, renforcer les muscles des jambes, remplacer les chaussures usées, éviter les changements brusques d’intensité et intégrer des exercices de stabilité.

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🔗 Références finales

  1. The Running Clinic – Printemps 2021 (PDF)

https://cdn.therunningclinic.com/media/7842110/printemps_2021.pdf

  1. Merck Manual Professional Edition – Shin Splints

https://www.merckmanuals.com/professional/injuries-poisoning/sports-injury/shin-splints

Activité physique pendant la grossesse: Recommandations, bénéfices et adaptations

Activité physique pendant la grossesse

Fatigue, nausées, essoufflement… et pourtant, l’envie de bouger est bien là. Le premier trimestre de grossesse soulève une question que presque toutes les femmes se posent : est-ce que je peux continuer à m’entraîner? Et si oui, comment?

Entre les conseils de l’entourage, les recherches en ligne et les recommandations médicales, il n’est pas toujours facile de démêler le vrai du faux. Cet article démystifiera les mythes les plus répandus sur l’entraînement prénatal et répondera aux questions les plus courantes.

POURQUOI S’ENTRAINER PENDANT LA GROSSESSE

‍Bonne nouvelle : sauf avis médical contraire, bouger pendant la grossesse est non seulement permis, c’est fortement recommandé! Les bénéfices sont nombreux, bien documentés et ils concernent autant la mère que le bébé. Voici ce que l’activité physique peut faire pour vous :

  • ‍Prévenir ou mieux gérer le diabète de grossesse en régulant le taux de sucre sanguin
  • Maintenir une tension artérielle saine
  • Réduire les risques de pré-éclampsie, et donc d’éclampsie (une complication grave caractérisée par des crises convulsives liées à une hypertension intracrânienne chez le foetus)
  • Réguler l’humeur et le bien-être par la libération de sérotonine et d’endorphines, ces hormones qui font du bien au moral!
  • Avoir plus d’énergie et moins de fatigue! Un bénéfice particulièrement appréciable quand la fatigue du premier trimestre se fait sentir.
  • Éviter un mode de vie sédentaire, souvent poussé par les inconforts du début de grossesse et éviter une prise de poids excessive. Rappel important : la prise de poids est normale et nécessaire à la croissance du fœtus. L’activité physique adaptée vous aide simplement à éviter un excès qui pourrait compliquer la suite.
  • Éviter les douleurs musculaires au dos et au bassin

‍CE QUI SE PASSE AU PREMIER TRIMESTRE

Maintenant que les bénéfices sont clairs, revenons au début de votre grossesse. Fatigue, nausées, sensibilité accrue… le premier trimestre donne le ton! Mais voici ce qu’on oublie souvent de mentionner : c’est aussi le moment où votre corps est encore le plus disponible pour bouger. Le ventre n’est pas encore encombrant, les limitations physiques sont minimales, c’est donc la fenêtre idéale pour établir de nouveaux objectifs d’entraînement.

‍Profitez-en pour travailler la force et l’endurance musculaire des membres inférieurs. Cet investissement payera dans quelques mois, quand le poids du bébé commencera à se faire sentir sur le bassin. Un programme bien ciblé dès maintenant peut faire toute la différence sur les douleurs articulaires à venir.

C’est aussi le bon moment pour établir une routine équilibrée grâce à l’activité physique, l’alimentation et le sommeil. Votre énergie sera mise au défi dans les prochains mois : autant bâtir dès aujourd’hui les habitudes qui vous aideront à traverser la suite avec plus de vitalité!

SI VOUS ÊTES DÉBUTANTES

Bonne nouvelle : il n’y a jamais de mauvais moment pour commencer à bouger! Et pendant la grossesse, les raisons de se lancer sont encore plus nombreuses. Les bénéfices d’une pratique physique, même débutée tardivement, surpassent largement ceux d’une grossesse sédentaire. Alors si vous n’avez jamais eu de routine d’entraînement, c’est le moment idéal pour en créer une!

Seuls les sports à risque élevé de chutes ou de contacts (ski alpin, sports de combat, course à pied) et les disciplines à haute intensité comme le CrossFit sont à éviter pour les débutantes, et il y a tellement d’autres options accessibles et efficphysioaces qui s’offrent à vous!

Un kinésiologue pourra vous guider vers les meilleures d’entre elles et bâtir un plan adapté à votre grossesse. Le bon accompagnement dès le départ, ça change tout!

‍SI VOUS ÊTES DÉJÀ ACTIVES

Excellente nouvelle : vous pouvez continuer! En l’absence d’avis médical contraire, il est tout à fait possible de poursuivre vos activités habituelles sans changements majeurs, que ce soit la musculation, le vélo, la marche ou tout autre sport.

Le début de la grossesse est toutefois le moment idéal pour recentrer vos objectifs. En anticipant les transformations à venir, intégrer des exercices ciblés maintenant peut faire toute la différence dans les prochains mois. Renforcer les membres inférieurs, par exemple avec des squats, aidera à mieux soutenir le poids du bébé et à prévenir les douleurs articulaires au bassin.

Soyez plus que jamais à l’écoute de votre corps. Si votre entraînement actuel vous cause une fatigue ou un essoufflement plus marqués pendant l’entraînement, cela indique qu’il est temps d’ajuster l’entraînement pour suivre le rythme de votre grossesse. Un kinésiologue pourra vous accompagner dans ces ajustements pour que vous continuiez à bouger en toute confiance.

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2e TRIMESTRE ET ACTIVITÉ PHYSIQUE

Le plan de match pour le deuxième trimestre est semblable au premier. Quelques ajustements seront toutefois à prévoir, en raison d’un facteur clé : la relaxine.

La relaxine est une hormone naturellement produite pendant la grossesse, l’accouchement et la période post-partum. Son rôle? Assouplir les tissus pour préparer le corps à l’accouchement. Son taux augmente progressivement pour atteindre un pic important vers la 20e semaine, ce qui signifie que vos articulations seront progressivement moins stables.

Concrètement, il s’agit simplement d’éviter les exercices qui sollicitent l’équilibre et la stabilité : appuis unilatéraux, surfaces instables comme le Bosu ou la planche d’équilibre, et positions asymétriques. En privilégiant les exercices sur appuis stables et symétriques, vous continuez à bouger efficacement et en toute sécurité!

LA COURSE À PIED PENDANT LA GROSSESSE

Vous courez déjà? Continuez! En l’absence d’avis médical contraire, il n’y a aucune raison d’arrêter votre pratique habituelle. La course à pied est tout à fait compatible avec une grossesse en santé.

Vous êtes débutante? Attendez. La course à pied est un sport à grands impacts, ce qui en fait une activité à éviter pour celles qui ne la pratiquent pas déjà. Ce n’est pas le moment idéal pour s’y initier, mais rassurez-vous, d’autres options tout aussi efficaces s’offrent à vous pendant cette période!

À noter que, peu importe votre niveau, il sera éventuellement nécessaire d’ajuster l’intensité et le volume de vos sorties au fil de la grossesse. Un kinésiologue pourra vous accompagner dans ces ajustements pour que vous continuiez à courir en toute confiance, aussi longtemps que possible!

POURQUOI CONSULTER UN KINÉSIOLOGUE

Naviguer à travers tous ces changements peut sembler complexe et c’est tout à fait normal! C’est là qu’intervient le kinésiologue. Professionnel de la santé spécialisé en activité physique, il est en mesure de vous accompagner sur tous les aspects de votre entraînement prénatal : choisir les activités les mieux adaptées à votre condition, ajuster votre programme actuel, identifier les exercices à éviter et vous aider à atteindre vos objectifs, trimestre après trimestre.

Que vous soyez débutante ou sportive aguerrie, une chose est certaine : bouger pendant la grossesse est l’un des meilleurs gestes que vous puissiez poser pour vous et votre bébé. Alors n’attendez plus!

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CSEP 2019. Canadian guideline for physical activity throughout pregnancy

Gouv. CANADA. Physical activity during pregnancy

AOCOG. Physical activity and exercise during pregnancy and the postpartum period

BIA FORMATION. Démystifier l’entrainement en période pré et post partum, niveau 1

Le syndrome fémoro-patellaire : Qu’est-ce que c’est ?

syndrome fémoro-patellaire

Que ce soit en randonnée, à la montée et à la descente escaliers ou tout simplement lors d’une longue période assise, les douleurs en avant du genou peuvent devenir rapidement irritantes et incapacitantes. Une des causes de ces douleurs est : le syndrome fémoro-patellaire. 

Aussi connu sous le nom de « genou du coureur », le syndrome fémoro-patellaire est une douleur diffuse localisée en antérieur du genou, sous ou autour de la rotule. Les mouvements, tels que le squat, la course, les escaliers ou même la posture assise prolongée, qui impliquent tous la flexion du genou peuvent ainsi devenir sources de douleur. 

Les causes de ce syndrome sont multifactorielles et peuvent inclure : un déséquilibre musculaire, une pression accrue contre la rotule et un mauvais alignement de la rotule lors de son mouvement. 

Comment traiter le syndrome fémoro-patellaire ? 

La physiothérapie est essentielle pour traiter cette condition. L’objectif sera principalement de renforcir les muscles du genou et de la hanche afin d’optimiser le contrôle moteur du genou. 

 Un plan de traitement peut comprendre : 

  • Des techniques manuelles pour diminuer la tension musculaire et améliorer la mobilité articulaire 
  • Des exercices de renforcement ciblant principalement la hanche et le genou 
  • De l’éducation sur la quantification mécanique du stress afin de diminuer les activités irritantes tout en poursuivant à bouger selon tolérance 

Dépendamment des problèmes trouvés à l’évaluation, un traitement sera donc adapté et pourrait être différent d’une personne à l’autre. 

Quelles sont les autres causes de douleur au genou ? 

Plusieurs autres diagnostics peuvent expliquer une douleur antérieure au genou, tels que : une tendinopathie patellaire, une instabilité patellaire (ou une luxation), la maladie d’Osgood-Schlatter ou une maladie systémique rhumatique. Une évaluation complète est essentielle afin de déterminer la cause des douleurs et ainsi, mieux cibler les traitements appropriés. 

Quand consulter en physiothérapie ? 

Si vous avez une douleur qui persiste malgré du repos ou une douleur qui vous limite dans vos activités physiques et quotidiennes, il est alors pertinent de consulter en physiothérapie.

  

Sources : 

https://www.openevidence.com/ask/be2e3ca2-2f92-4f7a-9f3c-3038e7f80517 

https://www.merckmanuals.com/fr-ca/accueil/probl%C3%A8mes-de-sant%C3%A9-infantiles/maladies-du-tissu-conjonctif-chez-l-enfant/chondromalacie-rotulienne

Comprendre et soulager les douleurs au coude

douleur au coude

Les douleurs au coude sont beaucoup plus fréquentes qu’on ne le croit. Elles touchent autant les sportifs que les travailleurs manuels, les personnes qui passent de longues heures devant un ordinateur ou encore celles qui effectuent des gestes répétitifs au quotidien. Ces douleurs peuvent devenir rapidement gênantes lorsqu’elles limitent nos activités quotidiennes et peuvent restreindre des activités aussi simples que soulever une tasse ou tourner une poignée de porte. Comprendre l’origine de ces douleurs est la première étape pour les traiter efficacement.

Les tendinopathies : la cause la plus fréquente

L’épicondylite latérale, mieux connue sous le nom de tennis elbow, est une blessure qui touche bien plus souvent les travailleurs, les bricoleurs et les personnes qui effectuent des gestes répétitifs que les joueurs de tennis. Pour comprendre pourquoi cette douleur apparaît, il faut jeter un œil à ce qui se passe réellement dans l’avant-bras.

Les muscles qui permettent de faire l’extension du poignet et des doigts prennent naissance sur une petite zone osseuse située à l’extérieur du coude : l’épicondyle latérale. Quand ces muscles sont trop sollicités ou trop faibles, leurs tendons peuvent s’irriter à leur point d’attache. C’est cette irritation qui provoque la fameuse douleur du tennis elbow.

L’épicondylite médiale, anciennement appelée épitrochléite et mieux connue sous le nom de golfer’s elbow est moins fréquente que l’épicondylite latérale. Elle affecte quant à elle le tendon des muscles qui font la flexion du poignet et des doigts et qui s’attache sur une petite zone osseuse située à l’intérieur du coude : l’épicondyle médiale. Le mécanisme de blessure est le même que l’épicondylite latérale.

Plusieurs activités du quotidien demandent des mouvements répétitifs de rotation de l’avant-bras (supination et pronation) ou de préhension en force. Par exemple : tourner un tournevis à répétition, taper longtemps au clavier, manipuler des objets lourds ou vibrants. Lorsque ces muscles subissent des contraintes importantes ou inhabituelles il se crée une surcharge sur les tendons, survient alors initialement un processus inflammatoire puis un changement dans la structure du tendon avec dégénérescence ce qu’on appelle une tendinose.

D’autres causes existent : irritation du nerf ulnaire, arthrose, bursite, raideur post-traumatique ou encore douleurs référées provenant du cou ou de l’épaule. C’est pourquoi une évaluation complète est essentielle pour poser un bon diagnostic.

Comment traiter l’épicondylite ?

La physiothérapie occupe une place centrale dans la prise en charge des douleurs au coude. L’objectif est double : réduire la douleur et restaurer la fonction.

Un plan de traitement typique comprend :

  • Des techniques manuelles pour diminuer la tension musculaire, améliorer la mobilité articulaire et favoriser la guérison des tissus.
  • Des exercices ciblés, notamment de renforcement, qui ont démontré leur efficacité dans les tendinopathies du coude.
  • Des conseils ergonomiques pour réduire les contraintes au quotidien : ajustement du poste de travail, modification de la prise d’outils, pauses actives.
  • Une progression graduelle des charges, essentielle pour permettre au tendon de retrouver sa capacité à tolérer l’effort. La clé du succès est d’y aller progressif et de bien doser.

Chaque programme est personnalisé, car deux personnes présentant la même douleur n’auront pas nécessairement les mêmes besoins.

Comment prévenir l’épicondylite ?

L’élément clé dans la prévention se résume en un mot : PROGRESSIF ! Lors de la reprise d’une activité sportive ou de travaux manuels, il est important de laisser le temps aux muscles et aux tendons de s’adapter à l’exigence physique qui leur sont imposés. Voici quelques principes simples mais puissants :

  • Varier les tâches pour éviter les mouvements répétitifs prolongés.
  • Renforcer régulièrement les muscles de l’avant-bras et de l’épaule.
  • Maintenir une bonne posture, surtout lors du travail à l’ordinateur.
  • Écouter les signaux du corps et réduire l’intensité des activités dès l’apparition d’une gêne.

Quand consulter en physiothérapie ?

Si une douleur persiste après quelques jours de repos, si une douleur s’intensifie et si elle limite vos activités quotidiennes il est important de consulter afin d’éviter une chronicisation. L’épicondylite peut souvent être longue à traiter alors il est préférable de la prendre en charge rapidement !

Source : Le Manuel Merck. Épicondylite, 2023

Douleur lors de relations sexuelles : Osez en discuter avec votre physiothérapeute

douleur de relation sexuelle

Vous ressentez de la douleur lors de vos relations sexuelles ? Sachez que cette situation n’est pas normale. Bien qu’il soit délicat de parler de votre intimité, il importe de mentionner cette problématique à des professionnels. Les relations sexuelles font partie de la dynamique de couple. Or, la douleur et l’inconfort peuvent l’impacter de manière très négative

Avant que ces sensations ne deviennent anxiogènes, les consultations en physiothérapie peuvent vous aider. Si vous ressentez de la douleur lors de vos relations sexuelles, osez en discuter avec votre spécialiste. Vous aurez ainsi la chance de retrouver le contrôle de votre corps et de votre sexualité.

Les causes de douleur durant les relations sexuelles

Selon les études, jusqu’à 20% des femmes souffriront un jour ou l’autre de douleurs chroniques lors de la pénétration, qu’elle soit sexuelle ou non. Ce n’est pas tous les professionnels de la santé qui peuvent aider les patientes avec cette problématique, malgré les multiples consultations, puisque Les causes exactes des douleurs ne sont pas toujours faciles à identifier. Elles peuvent entre autres être la conséquence :

  • D’une condition musculosquelettique ;
  • De sécheresse vaginale ;
  • D’un traumatisme sexuel ;
  • D’une lubrification insuffisante ;
  • D’inflammations ou d’infections ;
  • De la prise de certains médicaments ;
  • D’endométriose ;
  • D’autres origines, par exemple à la suite d’un accouchement difficile.

La douleur peut être présente même si la femme n’a jamais eu de relations sexuelles. Des gestes comme l’insertion d’une coupe menstruelle ou d’un tampon périodique peuvent également les causer.

La douleur durant les relations sexuelles peut aussi se développer du jour au lendemain. Elle est qualifiée de chronique lorsqu’elle persiste au-delà du temps de guérison normal, soit plus de trois à six mois. Elle peut être qualifiée de différente manière, par exemple une sensation de brûlure, un coup de couteau, l’impression que le vagin va déchirer, etc. La douleur peut toucher :

  • Le plancher pelvien ;
  • Le vagin ;
  • La zone vulvo-vaginale ;
  • Le bas ventre ;
  • La région périnéale entre le vagin et l’anus.

Parfois, elle peut se diffuser jusque dans les hanches, le bas du dos, le coccyx, et les fesses.

La douleur n’est malheureusement pas le seul inconvénient que les femmes peuvent ressentir. Beaucoup vont développer de l’appréhension, de l’anxiété voire de la peur et anticiper la pénétration, ce qui va contribuer à exacerber les douleurs.

La physiothérapie pour diminuer les douleurs lors des relations sexuelles

Peu envisagée pour traiter ce type de problématique, la physiothérapie peut pourtant aider les femmes à retrouver une activité sexuelle agréable. La prise en charge des douleurs lors des relations sexuelles repose sur une compréhension précise de leur origine, car différents mécanismes peuvent être en cause et nécessitent des approches thérapeutiques distinctes

Si vous souffrez de douleurs pendant les relations sexuelles, un traitement en physiothérapie peut réellement vous amener à les amoindrir et à les guérir. Le premier pas reste la verbalisation de votre problème. Et ça, les équipes de Physio Élite en sont très conscientes. Dans leur pratique où le secret professionnel et l’absence de jugement sont leurs plus grandes valeurs, vous pouvez comptez sur leur discrétion, leur écoute et leur bienveillance au moment de poser leur diagnostic. Osez-en parler, votre qualité de vie et votre bien-être en dépendent.

Sources :

Arthrose lombaire et facettaire : Traitements possibles

arthrose lombaire

Peut-être connaissez-vous l’arthrose et les inconforts qu’elle peut générer. En effet, l’arthrose est le type d’arthrite le plus courant dans le monde. En revanche, il est probable que l’arthrose lombaire et l’arthrose facettaire vous soient moins familières. Pourtant, elles sont très répandues et peuvent contribuer à une certaine invalidité.

Il convient de préciser que l’arthrose facettaire est une forme particulière d’arthrose lombaire. De ce fait, les deux partagent beaucoup de points communs portant sur leur mécanisme, leur localisation, leurs symptômes et leurs causes.

Découvrez leurs spécificités et les traitements possibles pour les soulager.

Arthrose des lombaires et arthrose facettaire : de quoi parle-t-on ?

Bien qu’elles soient étroitement liées, l’arthrose lombaire et l’arthrose facettaire ne désignent pas exactement la même chose.

La première est une maladie chronique qui découle de l’usure du cartilage situé au niveau des vertèbres dans le bas du dos. La deuxième concerne spécifiquement l’usure du cartilage des facettes articulaires, qui sont les petites articulations qui relient les vertèbres lombaires les unes aux autres. Alors que l’arthrose lombaire peut affecter toutes les structures articulaires lombaires, l’arthrose facettaire est plutôt une dégénérescence ciblée des articulations facettaires.

Hormis cette différence structurelle, elles présentent de nombreuses similitudes, à commencer par leurs causes. Dans la majorité des cas, elles sont la conséquence du vieillissement. Avec les années, le cartilage perd en densité et les articulations deviennent moins élastiques, ce qui impacte la mobilité et augmente les sources de douleur potentielle.

Parmi l’ensemble des causes possibles, on peut citer :

  • Des mouvements et gestes violents ou répétitifs ;
  • Des conséquences de traumatismes au niveau du dos, provoqués par certains sports comme l’équitation, le ski acrobatique ou encore la gymnastique.
  • Le port de charge lourde ;
  • L’obésité ou le surpoids

D’autres éléments comme le tabac, les déformations de la colonne vertébrale et l’insuffisance musculaire peuvent favoriser leur apparition.

Les symptômes sont aussi très similaires. En premier lieu, on mentionnera :

  • La douleur, qui augmente avec certains mouvements ou durant une activité physique, et qui est souvent plus aigüe au réveil ;
  • Une raideur et une diminution de la mobilité ;
  • Une irradiation de la douleur vers le bassin ou les jambes ;
  • Une faiblesse musculaire du dos.

Que l’on parle de l’arthrose lombaire ou de l’arthrose facettaire, leur évolution peut être longue et se manifester différemment selon les personnes touchées. Certaines ne remarqueront que la sensation de raideur, alors que d’autres souffriront rapidement de douleurs vives. Souvent, ces arthroses marchent par cycles : les périodes de rémission s’alternent avec des périodes de recrudescence.

Mais peu importe le stade auquel vous vous situez, il y a de grandes chances que ces maladies altèrent votre qualité de vie.

Comment soulager l’arthrose lombaire et l’arthrose facettaire ?

Les nombreuses similitudes existent entre ces deux types d’arthrose expliquent pourquoi les solutions pour les traiter se ressemblent.

Au quotidien, vous pourriez commencer par adopter plusieurs gestes qui vont améliorer la santé de vos articulations et diminuer leur irritation.

Bien souvent, les fameuses bonnes habitudes de vie feront une différence notable dans votre état de santé global. Parmi elles, on retrouve :

  • Une bonne hydratation (au moins 1,5 litre d’eau par jour) ;
  • Un nombre d’heures de sommeil suffisant, en moyenne entre 7 et 9 heures par nuit, et à des horaires fixes ;
  • Une limitation voire un arrêt de la consommation d’alcool et de tabac ;
  • Une diminution des situations pouvant générer du stress et du surmenage ;
  • La pratique régulière d’une activité sportive qui est non-douloureuse et adaptée à votre situation.

Si le mal est déjà présent, des applications de chaud ou de froid sur la région touchée peuvent soulager la douleur et la raideur liées à l’arthrose. Lors des périodes de douleur intense, essayez de vous reposer et n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou à votre pharmacien pour la prise d’antalgiques.

Pour un suivi plus construit, régulier et durable, à titre préventif ou curatif, les traitements de physiothérapie sont également très recommandés. Ils débutent toujours par une consultation exploratoire, qui va permettre de caractériser votre douleur, sa cause et votre état général.

Selon ces différents paramètres, votre programme de remise en forme pourrait comporter différents exercices. Le plus souvent, ils comptent :

  • Des exercices de renforcement musculaire, qui vont venir cibler les abdominaux profonds et les muscles paravertébraux, pour mieux soutenir la colonne lombaire et protéger les articulations.
  • Des exercices de flexibilité pour réduire la raideur et augmenter l’amplitude des mouvements du dos.
  • Des techniques de relâchement musculaire pour diminuer les spasmes et favoriser la circulation locale.

Combinés à une hygiène de vie améliorée, ces gestes peuvent avoir un réel impact bénéfique sur la santé de votre dos.

Le dos est d’ailleurs une zone du corps particulièrement bien connue par les cliniques de physiothérapie. Les équipes de Physio Élite sont très souvent consultées par des personnes aux prises avec des maux de dos aux origines variées. Elles savent et comprennent à quel point ces douleurs peuvent être handicapantes pour le physique et le moral. Elles mettront donc leur expertise et leur bienveillance à votre service pour que vous puissiez profiter de la vie, quel que soit votre âge ou votre historique médical.

Sources :
Bluetens. Soulager l’arthrose lombaire : 5 traitements naturels et efficaces. 2023.
Qare. Arthrose lombaire : comment la soulager rapidement ? 2025.
Santé sur le net. Arthrose lombaire. 2022.

Cancer de la prostate : Comment la rééducation pelvienne peut être un atout précieux

cancer de la prostate et rééducation périnéale

Rien qu’en 2024, 7 027 hommes québécois ont reçu un diagnostic de cancer de la prostate. Selon d’autres données recueillies entre 2015 et 2017, le taux de survie nette pour ce type de cancer est de 91%, ce qui en fait l’un des cancers masculins présentant le meilleur pronostic lorsqu’il est diagnostiqué tôt.

Bien que l’on puisse guérir du cancer de la prostate, les séquelles de son traitement peuvent être notables et entraîner des gênes voire des handicaps, même au stade de la rémission. Parmi eux ? Les fuites urinaires, consécutives aux différentes interventions liées à la résection partielle ou complète de la prostate. Parmi les traitements les plus efficaces pour corriger ce problème, on peut citer la rééducation pelvienne.

Vous souffrez ou avez souffert d’un cancer de la prostate et êtes aux prises avec de l’incontinence urinaire ? Découvrez comment la rééducation pelvienne peut être un atout précieux pour retrouver votre capacité à retenir votre urine.

Cancer de la prostate : pourquoi provoque-t-il de l’incontinence ?

Pour les hommes qui atteignent la cinquantaine, le dépistage du cancer de la prostate est un acte préventif à réaliser de manière régulière. Différentes pathologies peuvent perturber le fonctionnement de la prostate, mais le cancer est l’une des plus graves.

Dans bien des cas, une intervention chirurgicale est requise pour retirer la prostate et donc, arrêter la progression du cancer. Elle est appelée prostatectomie radicale et elle est largement démocratisée. Cependant, comme toute opération, elle comporte une part de risques. Suivant une prostatectomie radicale, les principales conséquences observées sont l’incontinence urinaire et les troubles de l’érection ainsi que la perte de l’éjaculation.

D’un point de vue morphologique, la prostate se situe entre la vessie et le plancher pelvien et joue elle-même un rôle de soutien mécanique. Par conséquent, son retrait modifie la configuration anatomique locale, et peut également contribuer à affecter la fonction du plancher pelvien.

La rééducation pelvienne pour soigner l’incontinence

La rééducation pelvienne s’adresse tout autant aux hommes qu’aux femmes qui sont aux prises avec de l’incontinence urinaire.

Elle consiste, entre autres, en des exercices qui vont cibler la fonction des muscles de l’unité interne parmi lesquels on retrouve le muscle du plancher pelvien. Les contractions du plancher pelvien, aussi appelé les exercices de kegel, consistent principalement en des contractions plus ou moins rapides et longues, entrecoupées de temps de relaxation. Afin de maximiser leur efficacité, il est préconisé de les effectuer en position couchée, puis de passer à la position assise et finalement debout une fois que vous vous sentez bien en contrôle.

À raison de trois fois par jour, tous les jours pendant une période qui peut aller jusqu’à plusieurs mois, le tout combiné à des suivis réguliers, vous devriez être en mesure de constater une amélioration notable.

Toujours dans le but d’accomplir ces exercices de manière optimale, votre professionnel vous conseillera :

  • De les faire dans une pièce calme, où vous ne risquez pas d’être dérangé ;
  • De vous assurer d’avoir le temps de les réaliser correctement ;
  • D’éviter de serrer vos fesses, vos cuisses et votre ventre, et de ne pas bloquer votre respiration durant le processus.

Les exercices de Kegel représentent une petite portion du plan de traitement nécessaire pour améliorer vos symptômes urinaires. N’hésitez pas à consulter un physiothérapeute, spécialisé en rééducation périnéale et pelvienne qui pourra évaluer votre condition et vous offrir tous les outils nécessaires pour optimiser votre condition.

À la suite d’un accident, d’un mauvais positionnement ou d’une maladie, on oublie souvent que la physiothérapie peut nous aider à retrouver ou à améliorer de nombreux aspects de notre vie au quotidien. En contactant les équipes de Physio Élite, vous prendrez la bonne décision pour votre corps, votre estime de vous-même et votre mental.

Sources :
Périnée Shop. La rééducation périnéale masculine après une prostatectomie. 2021.
Prostate.fr. Généralités : la prostate.
CISSS de Chaudière-Appalaches. Prostatectomie : prévenir et traiter l’incontinence urinaire chez l’homme. 2024.

La commotion cérébrale chez l’enfant

Commotion cérébrale chez l'enfant

La commotion cérébrale est sans doute l’une des blessures les plus craintes par les parents. À voir les petits courir, sauter, chuter ou se cogner, se demander si les chocs subis – surtout à la tête – sont graves est tout à fait légitime.

Cela dit, tous les coups que pourra recevoir un enfant ne mènent pas toujours à une commotion cérébrale. La plupart restent sans symptômes, mais pas sans inquiétudes tout de même !

En cette période de rentrée, faisons donc le point ensemble sur la commotion cérébrale chez l’enfant, ses causes, ses symptômes et les gestes à prodiguer.

Commotion cérébrale chez l’enfant : causes et symptômes

La commotion cérébrale est une conséquence d’un choc porté à la tête par coup direct comme indirect. Le cerveau est alors secoué à l’intérieur de la boîte crânienne, et son fonctionnement peut en être plus ou moins perturbé. Chutes, ballons lancés trop fort, collisions dans une partie de tague, un match de soccer ou de hockey : on se rend vite compte qu’il y a de fortes chances que les enfants souffrent un jour de cette blessure.

Les premiers symptômes se manifestent en général quelques heures après le choc. Ceux-ci peuvent toutefois se manifester jusqu’à 48h après l’incident. Il est donc important de surveiller l’état de l’enfant pendant cette période, car d’autres effets peuvent se déclarer plus tardivement.

Quatre catégories de symptômes sont connues :

  • Les symptômes physiques : maux de tête, nausées, vomissements, étourdissements, perte d’équilibre, sensibilité à la lumière et aux bruits et vision brouillée.
  • Les symptômes cognitifs : troubles de la mémoire, de la concentration, fatigue extrême, fonctionnement au ralenti, somnolence, confusion.
  • Les symptômes émotionnels : susceptibilité, tristesse, anxiété ou plus grande émotivité générale.
  • Les perturbations du sommeil : insomnie ou à l’opposé, besoin de dormir plus que d’habitude.

Votre enfant a subi un choc à la tête et aucun de ces signes n’est apparu, ni tout de suite après l’accident ni plus tard ? La vie peut reprendre son cours.

En revanche si vous observez l’un de ces effets, que faire ?

Que faire si je soupçonne une commotion cérébrale chez mon enfant ?

Votre enfant souffre d’un ou de plusieurs symptômes décrits auparavant ? Contactez rapidement un médecin ou physiothérapeute qui vous donnera l’heure juste sur son état. Si vous n’avez pas la possibilité de rencontrer un professionnel à court terme, vous pouvez aussi appeler Info-Santé au 811. 

Dans les cas les plus préoccupants, l’enfant peut présenter des signes plus sévères, comme :

  • Une perte de conscience.
  • Des convulsions.
  • Des maux de tête sévères ou qui augmentent.
  • Des vomissements importants.
  • Un grand état de confusion.
  • Une douleur vive au cou ou grande sensibilité du cou
  • Une vision double
  • Des difficultés à marcher ou à parler.
  • Une faiblesse, des picotements ou des engourdissements dans un/les bras ou les jambes.
  • Son état de conscience se détériore
  • Déformation visible au niveau du crâne
  • État de plus en plus agité ou combatif

Que vous ayez déjà vu un médecin ou non, ces signes doivent être considérés comme des signaux d’alarme. Dans un tel cas de figure, vous devez immédiatement vous rendre à l’urgence.

Lorsque la commotion cérébrale chez l’enfant est diagnostiquée, plusieurs étapes doivent être respectées, afin de garantir un retour aux activités scolaires et sportives optimal. C’est à ce moment que les physiothérapeutes peuvent vous accompagner. Par la mise en place de protocoles de retour aux activités cognitives et sportives et par leur travail conjoint avec le médecin, ils sont en mesure d’élaborer un plan de traitement personnalisé pour votre enfant. Ils seront également en mesure de travailler sur l’équilibre, éliminer les épisodes de vertiges, soulager les douleurs cervicales, et faciliter un rétablissement progressif et sécuritaire.

Les équipes de Physio Élite ont conscience de l’inquiétude que génère une telle situation pour les enfants et les parents. Leurs interventions caractérisées par un professionnalisme reconnu et par une capacité d’écoute et d’empathie permettront à toute la famille de passer à travers cette épreuve avec beaucoup plus de sérénité.

Sources :

Reprendre la course après une blessure au membre inférieur

course à pied

Que votre blessure provienne d’un défaut d’échauffement, d’un accident ou d’une malchance, son entière guérison nécessite votre attention. Elle peut être l’occasion de revoir vos pratiques de course ou d’améliorer votre routine de préparation. L’important est de récupérer progressivement pour éviter une autre lésion plus grave.

Si vous pratiquez la course à pied, il vous tarde de savoir quand reprendre cette activité après une blessure au membre inférieur. Une chose est sûre : votre retour se devra de respecter quelques étapes et un plan de reprise adéquat.

Reprendre la course après une blessure : les étapes essentielles

Sensibilité à la rotule, douleur dans le talon ou le tibia, fracture de stress, tendinite : les exemples de blessures au membre inférieur ne manquent pas ! Et quel que soit leur type, elles demandent une prise en charge appropriée pour reprendre la course de façon progressive.

Vous souhaitez reprendre la course après une blessure de ce type ? La liste suivante est une première étape pertinente pour s’y remettre en toute sécurité :

  • Obtenir l’accord de votre médecin ou de votre physiothérapeute. L’un comme l’autre pourra évaluer votre guérison et vous conseiller sur la façon de reprendre.
  • Ne ressentir aucune douleur de moyenne à forte, un inconfort est toléré mais il ne doit pas augmenter durant l’activité.
  • Être capable de marcher entre 15 à 30 minutes sans boiter.
  • Être en mesure de réaliser des mouvements simples (fentes, sauts sur une jambe, squats…) sans douleur ni gène.

Tous ces indicateurs sont au vert ? Vous pouvez donc reprendre la course après votre blessure. Pour cette deuxième étape, votre physiothérapeute pourra de nouveau vous accompagner, en élaborant un plan adapté à votre historique physique et musculaire.

L’indispensable plan de reprise de course à pied

Véritable programme de remise en forme, le plan de reprise de course à pied après une blessure, est destiné à retrouver petit à petit une bonne condition physique pour :

  • Reprendre votre activité de course dans les meilleures conditions ;
  • Réveiller vos muscles, tendons et articulations et améliorer leur tolérance à l’effort ;
  • Vous assurer de le faire sans vous blesser de nouveau ;
  • Renforcer votre confiance en vous, en votre corps et en ses capacités physiques.

Après avoir obtenu l’accord de votre médecin ou de votre physiothérapeute, voici un exemple des étapes qui pourraient constituer votre programme de reprise de la course à pied. Il est important de noter que selon votre état de santé, la blessure exacte dont vous avez souffert et l’avis du professionnel qui vous suit, les phases de votre plan de reprise pourraient différer légèrement.

Phase 1 – Exercices de rééducation et de renforcement

Pendant la période ou la course est contre-indiquée, des activités de substitution sont souvent permises et souhaitées. Renseignez-vous auprès de votre professionnel de la santé. Vélo, natation, marche rapide sont de bons exemples de substitution à la course à pied pour améliorer ou maintenir votre condition physique.

Phase 2 – Reprise progressive

Alternez des épisodes de marche et de course, ce principe s’appelle de la course fractionnée. Vous trouverez des exemples de ce type de programme sur le site de La Clinique Du Coureur en cliquant sur ce lien suivant : https://lacliniqueducoureur.com/professionnels/outils-pour-les-professionnels/programmes-de-course/programmes-de-course/retour-de-blessure/programmes-de-course-fractionne/.

Le secret de ces programmes s’appuie sur le principe de QSM (quantification du stress mécanique). Le but de ce principe est de laisser le temps au corps de s’adapter aux changements de stress appliqués sur ce dernier, en lui permettant de solidifier ses structures comme les articulations, tendons et muscles afin de diminuer le risque de se reblesser.

Phase 3 – Augmentation des temps de course

En suivant ces programmes de reprise de course fractionnée, vous augmenterez progressivement votre temps de course. Trois règles d’or sont à respecter durant cette phase :

  • Peu ou pas de douleur durant les périodes de course.
  • Pas de douleur ressentie pendant la période de ‘cool-down’, ce qui signifie pendant les heures suivant la course.
  • Pas ou peu de douleur au réveil le lendemain de la course.

Si une ou plusieurs de ces conditions se présentent durant votre entraînement, il est conseillé de laisser passer quelques jours jusqu’à ce que la condition s’améliore et de reprendre à l’étape juste avant, qui n’avait pas causée de symptôme et de la répéter 2 à 3 fois avant de reprendre la progression. Si vous rencontrez des difficultés, il serait judicieux de rencontrer un physiothérapeute pour répondre à vos questions.

Phase 4 – Réintroduction des variations

Lorsque vous pourrez courir 30 minutes consécutives sans douleur, vous pourrez réintroduire des variations si vous le désirez. Vous pourrez augmenter la durée ou la distance de vos courses, en changer l’allure, l’intensité ou le dénivelé. Gardez en tête le principe de QSM pour ne pas changer trop rapidement les paramètres de votre course. Essayez de changer un paramètre à la fois en gardant en tête qu’il faut du temps à vos tissus pour s’adapter. Ne soyez pas trop audacieux avec les changements, car l’augmentation trop rapide du volume et de l’intensité combinés seront des ennemis et non des alliés afin d’assurer un retour sans rechute.

L’aide d’un physiothérapeute pour vous encadrer avec ce programme de retour progressif à la course ainsi que la prescription d’exercices personnalisés à votre condition sont des atouts importants, qui vous permettront de bien comprendre et progresser votre course afin de vous permettre de reprendre vos habitudes de course sans tracas.

À ce titre, vous pouvez contacter les équipes de Physio Élite. En plus d’être des professionnelles aguerries, elles ont à cœur de vous aider à maintenir votre vie active, et ce, sans désagrément.

Sources :
Campus. Reprendre la course à pied après une blessure : les astuces kiné ! 2025.
Tout pour ma santé. Plan de reprise de la course à pied après une blessure. 2025.
Asics. Reprendre l’entraînement après une blessure. 2018.
La Clinique Du Coureur. 2025.

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